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Nadine Monfils, Madame Edouard: un charme truculent.

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Nadine Monfils, Madame Edouard: un charme truculent.

Résumé éditeur

Une maille à l'endroit... Une maille à l'envers... Depuis qu'il a cessé de fumer, le commissaire Léon s'adonne en cachette au tricot et confectionne des paletots ringards pour son chien Babelutte. Seulement voilà, ces temps-ci, il s'en passe de belles à Montmartre. Entre Irma, le travelo ménagère du Colibri, le curé qui pique dans les magasins et l'autre cinglé qui enterre des jeunes filles mutilées dans les cimetières, la police a du pain sur la planche. De fil en aiguille, le commissaire Léon dénoue les intrigues de cette histoire rocambolesque.

Mon avis

Peu fan de la vulgarité de la série Mémé Cornemuse je me suis cependant laissée séduire par les aventures du commissaire Léon et de son chien.

On y rencontre un festival de personnages atypiques à commencer par le commissaire qui vit encore chez sa mère à 40 ans et qui depuis qu’il a arrêté de fumer tricote pour se passer les nerfs. Le chien lui-même, parfois digne héritier de Rantanplan, dont les « conneries » font avancer l’enquête (et lui valent du chocolat en guise de récompense sans qu’il comprenne quoique ce soit), le curé qui vole des trombones pour fabriquer un Jésus grandeur nature, Nina la secrétaire aux boucles d’oreilles si extravagantes qu’on les croirait sorties du cerveau fertile et hyper imaginatif de Boris Vian dans L’Ecume des jours.

Certes, l’enquête en elle-même présente peu de suspense, ce n’est évidemment pas elle qui fait le sel de ce roman mais bien la galerie des personnages, l’utilisation du langage, les dialogues truculents même si j’en trouve certains franchement déplaisants (ce doit être mon côté bien pensant) : « -Seulement, ne vous étonnez pas si un jour vous vous faites violer au coin d’une rue. -Mais commissaire, je n’attends que cela. » Cela étant ajouté, il faut dire qu'on ne s'ennuie pas un instant dans cette promenade montmartroise.

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