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Connelly, Ceux qui tombent: sans surprise.

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Connelly, Ceux qui tombent: sans surprise.

Résumé éditeur:

Bosch vient de décrocher un sursis de trois ans avant d’être mis à la retraite d’office lorsqu’il se voit confier un cold case datant de 1989. Viol suivi de meurtre, ADN, antécédents judiciaires et profil psychologique, tout incrimine un certain Clayton Pell. Un suspect… qui n’aurait eu que huit ans au moment des faits. Erreur du labo ou faute impardonnable de deux inspecteurs ? Les conséquences de ce cafouillage s’annonçant monumentales, Bosch se met immédiatement au travail lorsqu’il est appelé sur une scène de crime. Un homme se serait jeté du septième étage du célèbre hôtel de Los Angeles, le Chateau Marmont. La victime, George Irving, est le fils d’un conseiller municipal très influent à L.A., un homme qui n’a jamais porté Bosch dans son coeur. Pourquoi exige-t-il que ce soit lui qui mène l’enquête ?
Deux intrigues menées en parallèle, l’une révélant la corruption de politiciens obnubilés par leurs profits, l’autre la monstruosité de prédateurs sexuels, et une description de Los Angeles qui fait froid dans le dos.

Avis:

Pas le pire de la production de Connelly (on pense à l'épouvantable Neuf dragons) pas le meilleur non plus (il est loin d'atteindre le niveau du Poète). Il s'agit d'un cru moyen auquel nous habitue à présent l'auteur. Je lui pardonne parce que j'ai passé beaucoup de bons moments en compagnie de ces personnages mais je me demande si c'est une décision bien sage que de faire rempiler l'inspecteur Bosch. Il serait peut-être temps qu'il prenne sa retraite.

Certes, Connelly connaît son travail et entrecroise parfaitement deux intrigues mais tout est déjà vu, convenu. Les mêmes recettes sont appliquées et l'on dirait que l'auteur n'a plus rien à dire (si ce n'est certains passages maladroits sur la filiation, la transmission). Tout cela rend le manque de style d'autant plus criant (le traducteur fait ce qu'il peut) et les platitudes agaçantes ("parfois, il faut prendre le mauvais chemin pour trouver le bon", "Contrôler sa respiration, c’est dominer sa peur" ...).

On peut donc regretter que le rythme industriel auquel l'auteur se livre donne lieu à des romans très inégaux.

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