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Boileau-Narcejac, L'Ingénieur aimait trop les chiffres: une mécanique impeccablement huilée mais un peu froide.

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Boileau-Narcejac, L'Ingénieur aimait trop les chiffres: une mécanique impeccablement huilée mais un peu froide.

Un ingénieur qui travaillait sur les systèmes de propulsion atomique est assassiné dans l’usine et un tube d’uranium de vingt kilos capable de détruire une partie de Paris s’il est ouvert est volé. Dans le contexte de l’après-guerre, le sujet de l’armement est très délicat. Quelle puissance étrangère ennemie a cherché à s’emparer de cette invention ? Quel voleur a tout mis en œuvre pour subtiliser ce cylindre ? L’objet ne s’est pas volatilisé tout seul même si c’est l’impression des premiers témoins en arrivant sur les lieux du crime car personne n’a été vu entrer ou sortir du bureau.

Boileau et Narcejac nous proposent ici une énigme en chambre close (trois en fait) dans une narration très enlevée qui fait la part belle aux dialogues. Pur roman de mystère (même si les motivations sont expliquées et la société de la fin des années 50 esquissée) à la mécanique un peu froide à réserver plutôt aux amateurs du genre, les autres risquant de s’ennuyer face à cette machine trop bien huilée.

D'autres mystères en chambre close: G.Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, A.Christie, Le Noël d'Hercule Poirot, J.D.Carr, La Chambre ardente, Le Rideau cramoisi, P.Siniac, Le Crime du dernier métro...

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