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W.Ebersohn, La Tuerie d'octobre. Le combat continue.

Publié le

W.Ebersohn, La Tuerie d'octobre. Le combat continue.

Résumé:
A l'âge de 15 ans, Abigail Bukula assiste au massacre de ses parents lors d'un raid perpétré par un commandi de blancs contre des militants anti-apartheid. Elle est épargnée grâce à un jeune soldat.

Des années plus tard, devenue juriste et haut fonctionnaire du nouveau gouvernement Sud-africain, Abigail revoit Leon Lourens, le soldat qui l'a sauvée. Il lui demande de l'aider car les membes de l'ancien commando ont presque tous trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses. La jeune femme va devoir retourner dans un passé qu'elle préfèrerait oublier, et, pour cela, elle sollicite le concours d'un homme singulier qui a travaillé sous le régime de l'apartheid : Yudel Gordon, juif, psychiatre des prisons et enquêteur à ses heures. (quatrième de couverture)

Mon avis:

Après avoir été un ardent pourfendeur de l’Apartheid qu’il a dénoncé (à ses risques et périls) dans trois romans écrits dans les années 80, Wessel Ebersohn a repris du service en 2010, après une éclipse d’une vingtaine d’années, avec La Tuerie d’octobre. Les personnages de la trilogie ont vieilli, ont dû se faire une place dans la nouvelle Afrique du Sud. D’autres apparaissent comme Abigail Bukula, haut fonctionnaire noire, forte tête, honnête et intelligente que l’on a déjà hâte de retrouver dans d’autres volumes.
Comme toujours chez Ebersohn, l’enquête tient en haleine et sert à pointer les dysfonctionnements de la société, ses démons. Les masques tombent car les anciens héros n’étaient pour certains que des êtres sanguinaires (« la situation politique du pays fournissait une raison moralement acceptable de tuer ») et certains assassins d’hier ont même gravi les échelons de la société.
On sent un auteur bien désabusé mais toujours prêt, à 74 ans, à combattre ce qui est immoral.

L'auteur: il est né en 1940 dans la province du Cap. Il est technicien en télécommunications de 1966 à 1979. Son premier roman , Coin perdu pour mourir, est publié en 1979 et lui vaut de nombreux tracas avec le gouvernement sud-africain (il a même dû à un moment se séparer de sa femme pour la protéger) car il dénonce l'apartheid (ce qu'il fait également dans La Nuit divisée (1981), Le Cercle fermé (1990)).

A lire si: vous aimez les polars engagés, les personnages à la psychologie fouillée...

Auteurs associés: Depreez, A.Brink...

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